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Le « syndrome du temps utile » ou l'art de s'auto-saboter.

  • Photo du rédacteur: Audrey LP
    Audrey LP
  • 22 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Malheureusement parfois, ce n’est pas le temps libre qui manque, c’est l’autorisation de ne rien en faire ...


Le « syndrome du temps utile » désigne cette sensation que chaque moment libre doit être employé à quelque chose. Même en vacances, on se sent obligé·e de “profiter pour…” ou “avancer sur…”, transformant le repos en corvée silencieuse et laissant la culpabilité s’installer lorsqu’on choisit de ne rien faire.

Savoir se reposer, c’est une augmentation précieuse de la vie. ~ Anonyme

Le repos sous surveillance : quand le temps libre devient un terrain à optimiser

Il existe une petite voix qui accompagne beaucoup d’adultes dès que le temps se libère : « Puisque je ne travaille pas, je devrais en profiter pour… » Dès que les contraintes "officielles" disparaissent, les agendas intérieurs se réveillent. Les vacances, censées offrir un espace de respiration, se transforment alors en parenthèse productive. On ne parle plus de repos, mais d’“avancer”, “rentabiliser”, “optimiser”.

Dans certains métiers, ce réflexe s’ancre plus profondément encore. Une enseignante, par exemple, ses jours de vacances deviennent silencieusement des incubateurs d’idées : imaginer un nouveau jeu pour les ateliers, anticiper une prochaine séquence, bricoler du matériel, repenser l’affichage ou l’organisation d’un coin bibliothèque... Rien d’explicite, rien d’obligatoire, juste cette habitude bien installée de s’occuper l’esprit “utilement”. Peut on parler de "prévoyance" quand même son visage hurle qu'elle a besoin de faire une pause ..?

Les chaînes invisibles : la culpabilité de ne rien faire


Le problème ne vient pas de l’envie d’accomplir des choses, mais de l’idée que "ne pas faire" équivaut à "perdre son temps". On regarde ce qui n’a pas été coché plutôt que ce qui a été vécu. Et ce glissement s’accompagne d’un sentiment discret mais tenace : la culpabilité.

Les to-do lists de vacances, même muettes, ont un pouvoir étrange. Elles transforment le repos en épreuve d’efficacité. On ne “se repose” plus, on “utilise son repos”. Et lorsqu’aucune n’est validée, l’inconfort s’installe : “J’aurais pu… j’aurais dû…”

Ce paradoxe est cruel : même en nous éloignant physiquement de notre lieu de travail, on continue d’y habiter mentalement. Le repos devient une promesse conditionnelle, suspendue à ce qu’on aura réussi à produire “en avance”.


A titre personnel, j'ai moi aussi longtemps été sous la coupe de mes "to do list". C'est bien simple, chez moi je suis " la reine de la planification ". Plutôt cool non ? Si vous saviez ... J'ai remarqué depuis le confinement de 2020 et le passage des cours en distanciel, qu'il est devenu très clair que la motivation n'est pas la clé. C'est la discipline qui vous maintien à flot, depuis j'ai développé un rapport un peu "border" avec la productivité ... Méthode pomodoro, timer, case à cocher, to do list longue comme le bras ... Avec le recul je réalise combien c'était presque devenu maladif. Encore aujourd'hui j'ai du mal à dire stop, mais une chose à changer : je m'impose du repos. Vous voulez rire (ou pleurer lol) ? Le repos ? Lui aussi je le planifie ... Un pas à la fois comme on dit ... J'opte maintenant pour des to do list à la semaine, ce qui qu'on se le dise est bien moins culpabilisant car elles sont réalisables.

Conclusion ? N'abandonnons pas nos planner, apprenons juste à les utiliser un peu mieux... Reposons nous, prenons soin de nous !! Audrey xx




 
 
 

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