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Qu’est ce que la santé mentale ?

  • Photo du rédacteur: Audrey LP
    Audrey LP
  • 9 juil. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 août 2025

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), « la santé mentale  est  un  état  de  bien-être qui  permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la communauté. »



Longtemps considéré comme un sujet tabou la santé mentale semble être aujourd'hui au centre des préoccupations.


La génération actuelle : plus fragile ou simplement plus consciente ? 

Ce dont la santé mentale a besoin est plus de lumière du soleil, plus de franchise, plus de conversations ouvertes. - Glenn Close

L'éducation et la lucidité autour de ce sujet semble permettre aux langues de se délier. Les mots : “thérapie” et “psychologue” s'invitent désormais lors de conversations entre amis, au travail et même en salle de classe. La parole se libère peu à peu. C’est une victoire de constater que, contrairement à leurs ainés, les jeunes ne considèrent plus qu’un suivi psychologique est spécialement réservé aux “fous”. 


Cette conscience nouvelle de l’importance du bien-être mental n’est pas un signe de faiblesse, mais une preuve de maturité et de courage. Nombreux sont les anciens qui auraient beaucoup à apprendre, au contact des plus jeunes, sur le sujet.


Anxiété, troubles du sommeil, crises d’angoisse, voire dépression : ces mots ne sont plus réservés aux cabinets médicaux. Beaucoup de jeunes affirment se sentir dépassés, fatigués mentalement, sans toujours comprendre pourquoi. Ils osent parler de ce qu’ils ressentent, exprimer leur mal-être, refuser la banalisation de la souffrance intérieure. Est-ce parce qu’ils sont moins résilients que les générations précédentes ? Peut-être. Mais il serait surtout plus juste de dire qu’ils sont plus lucides et mieux informés.


L’impact de l’année 2020

Être en bonne santé, c'est la condition élémentaire de la tranquillité. - Olivia Benhamou

L’isolement social joue également un rôle important. Le confinement lié à la pandémie de COVID-19 a laissé des traces profondes : perte de repères, solitude, rupture des liens amicaux, sentiment d’inutilité ... Certains jeunes ont eu l’impression que leur vie était mise sur pause et que l’avenir, aussi incertain soit il, n’avait rien de mieux à leur proposer. 

Depuis lors, les discussions autour de la sante mentale sont devenues de plus en plus courante. Cette soudaine lucidité face aux troubles psychiques ne traduit pas une faiblesse, mais plutôt un besoin urgent d’écoute et de reconnaissance face à la situation inédite et internationale que nous avons vécu pendant plusieurs mois.


Quand le mot “actualité” rime avec “anxiété”


Climat, guerres, inflation, violences… Difficile de se projeter dans l’avenir quand on entend parler de catastrophes écologiques, de crises économiques ou de conflits armés ... Face à ce monde instable, les jeunes ont plus que jamais besoin d’écoute, d’espoir… et de repères rassurants. Cette “fatigue informationnelle” traduit un sentiment d’impuissance, voire de résignation. À force d’être exposés à des mauvaises nouvelles, certains finissent développer une inquiétude constante face à l’avenir.


Réseaux sociaux et frustration



Même les petits succès personnels peuvent sembler dérisoires face à l’abondance de “perfection” affichée en ligne. Passer des heures à scroller sur Instagram, TikTok ou Snapchat fait désormais partie du quotidien de la majorité des jeunes. Pourtant, derrière les filtres colorés et les vidéos légères se cache un effet beaucoup plus sournois : la comparaison permanente. 

Cette comparaison constante crée un sentiment d’insatisfaction, voire une frustration sourde qui mine l’estime de soi.


Se soigner, s’écouter, s’entraider ?


La santé mentale, comme la santé physique, a besoin d’attention, de soin et de temps. Pour certains, en parler à un proche — un ami, un parent, un professeur — peut déjà tout changer. Pour d’autres, le soutien d’un professionnel est nécessaire. Il n’est pas toujours facile de faire le premier pas, mais il existe de plus en plus de ressources accessibles. 

Quand on ne va pas bien, il n’y a pas de honte à le dire. Il ne faut pas non plus sous-estimer la puissance du lien avec les autres. Un simple “Tu veux en parler ?” peut sauver une journée, parfois plus. C’est en parlant, en s’aidant, et en avançant ensemble qu’on peut commencer à aller mieux.


Prendre soin de soi, c’est aussi savoir dire stop : faire des pauses, déconnecter des réseaux, se reposer, respirer. Ce n’est pas fuir la réalité, c’est apprendre à s’écouter. Sortir marcher, écrire ce qu’on ressent, écouter de la musique, méditer quelques minutes ou simplement ne rien faire : ce sont des gestes simples, mais puissants. Ils permettent de reprendre le contrôle, de poser des limites et surtout de se rappeler une chose essentielle : notre valeur ne dépend pas de ce que l’on montre, ni de ce que l’on accomplit.


D'ici là n'oubliez pas : vous en êtes capable !

Audrey


 
 
 

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